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Le Bon Côté des Choses est une startup de la French Tech.
Notre métier, c’est d’aider les professionnels du commerce connecté à identifier chaque jour qui vend quel produit,
de quelle manière et à quel prix.
Dans le cadre d’un important programme de R&D (statut JEI), nous avons mis au point une plateforme logicielle en
ligne d’aide à la décision, etailigence, mettant les technologies Big Data au coeur d’un service cloud.

etailigence : Retail Intelligence Online

permet aux panélistes, aux marques et aux enseignes de comprendre les logiques concurrentielles en exploitant toutes les données commerciales accessibles en ligne (36 millions de produits vendus chaque jour sur Internet par 3500 magasins drive et ecommerce…).

Les niveaux de performances et les approches ergonomiques de notre SaaS sont aujourd’hui un élément de
différenciation particulièrement mis en avant par nos clients et prospects (Intermarché, Système U, Nielsen, etc.)

Développeur Full Stack, vous serez responsable de notre entité développement front end.
Vous entrerez de plein pied dans un projet pour le compte de l’un de nos clients majeurs.
Vous serez également chargé de faire évoluer nos différents applicatifs en termes de performance et d’expérience
utilisateur.
Vous participerez enfin à la conception et au développement de nouvelles fonctionnalités embarquées sous
etailigence dans un environnement Agile au long d’itérations de développements techniques et commerciaux.

Vous êtes sensibilisé à

  • sites Web en architecture multi-tiers,
  • interactions utilisateurs via jQuery / Ajax,
  • performances,
  • tests unitaires et de non régression.

Vous avez l’expérience nécessaire pour reprendre rapidement en main un projet complexe.
Vous êtes curieux et imaginatif.
Vous avez l’humilité nécessaire pour travailler en équipe avec un grand sens de l’initiative.
Vous aimez privilégier l’expérience à offrir à l’utilisateur et les taux de transformation.

Vous maitrisez

  • la POO sur framework MVC Symfony 2,
  • les technos Front (HTML5, CSS3, jQuery / Javascript Vanilla),
  • les technos Back (PHP5, Node JS, MySQL).

Vous êtes familier avec

  • librairies Opensource (Highcharts, Webix,…),
  • outils de versioning (Git…),
  • utilisation de JSON et de WebServices (REST).

Vous souhaitez vivre une aventure entrepreneuriale en plein essor, travailler sur des projets ambitieux pour des
clients exigeants, évoluer entre lacs et montagnes dans une équipe sportive et rock’n’roll ?
Alors nous sommes faits pour tracer notre route ensemble.

Rémunération annuelle

  • salaire : 30K€ à l’embauche
  • prime de vacances
  • mutuelle (niveau 3 [socle +2] branche Syntec)
  • participation au capital (BSPCE)

Contact : Thierry – 04 57 08 43 20 – rh[@]leboncotedeschoses[.]fr

Lundi 27 Avril, cela fait deux mois qu’a eu lieu la fin des négociations entre fournisseurs et distributeurs. Du côté des indus, c’est l’asphyxie, la guerre de prix des distributeurs les mettent en danger. C’est pour cette raison qu’ils ont tiré la sonnette d’alarme en demandant au gouvernement d’intervenir pour faire cesser cette guerre entre distributeurs et pour réguler les pressions tarifaires que leur imposent ces derniers.

rayons supermarchéLa lettre de l’Ilec

Comme écrit dans un de nos articles Déflation, quels impacts pour les industriels? , les industriels subissent la déflation depuis 2 ans, une situation qui s’est encore aggravée avec l’alliance des distributeurs via les centrales d’achats qui durant les négociations annuelles closes le 28 février ont dû concéder de nouvelles baisses de tarifs.
C’est l’Institut de liaisons et d’études des industries de consommation (Ilec) qui fait ce constat dans une lettre ouverte au ministre de l’économie Emmanuel Macron. L’Ilec signifie au ministre qu’il souhaite en finir avec les rabais clandestins, illicites exigés par le distributeur au fournisseur. Et pour preuve de sa bonne fois l’Ilec est allée jusqu’à chiffrer pour la première fois ces sommes. Le chèque global pour les exercices 2013 – 2014 s’élèverait à près de 500 millions d’euros

La tribune de l’Ania

L’association des industries agroalimentaires (Ania) avec 29 autres organisations représentatives du  secteur de l’agro-alimentaire  a également publié le 26 Avril dernier une tribune contre la grande distribution. Les signataires demandent au gouvernement de passer très vite à l’action. La tribune fait part de « pratiques de déréférencement et également des exigences des distributeurs d’avoir des avantages sans contreparties ». Ces pratiques ont été mises en lumière par l’autorité de la concurrence dans un avis rendu le 1er avril 2015.

Les conséquences concrètes pour les industriels et agriculteurs de cette guerre des prix sont l’amenuisement du budget R&D, l’innovation est au quasi point mort. Les engagement sociaux et environnementaux sont de plus en plus difficiles à financer.

Si les emplois actuels ne sont pas menacés, ceux de demain le seraient par manques de financements, d’où un impact direct sur le pouvoir d’achat.

L’accent est mis sur la systémique du phénomène, depuis la multinationale aux agriculteurs, en passant par les TPE PME… Des bases de travail plus saines avec la grande distribution sont souhaitables, avec un retour à une négociation responsable garantissant un juste prix à tous les acteurs : producteurs, industriels, distributeurs et consommateurs. Enfin dans cette tribune, on demande à l’état de passer à l’action en faisant respecter la loi et en sanctionnant donc sévèrement les abus pour dissuader les récidives.

Dans le Figaro, le pdg de la filiale française de Nestlé a aussi dénoncé « la situation extrêmement délicate » dans laquelle la Grande Distribution les ont placé, eux, comme d’autres grands fournisseurs français. La pression aurait été encore plus importante que prévue. Les hausses de coût des matières premières, taxes et salaires n’auraient globalement pas pu être répercutées.

Du côté des distributeurs

Intermarché est soupçonné d’avoir fait pression sur ses fournisseurs pour obtenir des prix toujours plus bas, à niveau de marge équivalente, sans contrepartie. L’enseigne fait l’objet de deux assignations de la répression des fraudes. La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répressions des fraudes) poursuit le groupe qui devra s’expliquer lors d’une réunion mi-mai. L’amende pourrait atteindre deux millions d’euros.

Pour Michel Edouard Leclerc, il n’y pas aucune raison pour que l’industrie agro-alimentaire vienne se plaindre car « cela fait 14 ans qu’elle propose des hausses de prix ininterrompues aux consommateurs français ». Et il admet sur l’antenne de RTL qu’on est dans la crise mais c’est le cas aussi bien pour les industriels que pour les distributeurs. Et de conclure d’un cinglant « qu’ils ne viennent pas chercher auprès des distributeurs et des pouvoirs publics un moyen d’obtenir des augmentations de prix, ça ne passera pas par nous »

La FCD quant à elle (Carrefour, Casino et Auchan) rappelle que la  baisse des prix a engendré un milliard d’économies soit 50 euros par ménage.

En définitive, chacun reste campé sur ces positions. Le gouvernement devra donc manier la chèvre et le choux en faisant sanctionner les abus de tous bords tout en maintenant la pérennité de chacun des acteurs. Une équation probablement assez délicate à résoudre car elle revêt un nombre d’inconnues assez incertain.

image-gaspillage-alimentaireLe gaspillage alimentaire ravive certaines préoccupations gouvernementales.
Petit rappel de la situation actuelle et des changements à venir.

Chaque année, ce sont 200 tonnes de déchets qui sont produites dans chaque grande surface de France.
Sur un peu plus de 10 000 points de ventes, cela représente 2 millions de tonnes de nourriture jetées dans notre pays par an. Des chiffres tellement énormes qu’ils en donnent le tournis !
Chacun d’entre nous jette en moyenne 20 à 30 kg de nourriture par an, dont 7 kg encore emballée !

Sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, cela nous fait 140 kg par habitant par an, l’équivalent de 17 stades de France.
Et pour être très bassement matériel, c’est environ 400 euros par foyer par an. Ça parle toujours un peu plus quand on en vient à toucher au porte-monnaie ;-)…

Les mesures gouvernementales

Un constat sans appel qui montre que même si la tâche pourrait être ardue, il est temps de prendre les choses en mains.

En décembre 2014, un élu des Hauts de Seine, Arash Derambarsh, menait une opération de récupération des invendus d’un supermarché de sa commune afin que des bénévoles les redistribuent aux plus nécessiteux. Trois fois par semaine, pendant deux mois, ils ont collecté l’équivalent de 500 euros de nourriture à chaque ramasse. D’où la nécessité d’une loi afin de légaliser ces actions.
Depuis Avril, le sénat autorise donc les supermarchés et hypermarchés à distribuer leurs invendus alimentaires à des associations.
Une mesure, incluse au projet de loi Macron, plébiscitée par les sénateurs qui l’ont adoptée à l’unanimité.
Cet amendement permet aux magasins de commerce de détail de plus de 1000 m² de « mettre en place une convention d’organisation de la collecte sécurisée des denrées alimentaires invendues encore consommables au profit d’une ou plusieurs associations d’aide alimentaire ».

Les enseignes jouant le jeu bénéficieront d’une défiscalisation.
L’idée étant qu’au moins 60% de la valeur des dons puisse être déductible de l’imposition.
En échange les distributeurs s’assureraient de la conformité des dons sur la base d’un cahier des charges établi : packaging en bon état, date de consommation respectant x jours…

Reste à présent à le faire adopter par l’assemblée nationale au mois de Juin.

En parallèle le 14 Avril, le député PS de la Mayenne Guillaume Garot a rendu un rapport au 1er Ministre sur le gaspillage alimentaire.
36 mesures y sont égrainées en vrac, depuis l’optimisation du packaging industriel à la promotion du doggy bag chez le restaurateur en passant par l’interdiction pure et simple pour le distributeur de javelliser des denrées encore comestibles afin de les rendre impropres à la consommation.
C’est aujourd’hui la voie de l’autorisation qui réunit les faveurs par rapport à l’obligation contraignante, de quoi probablement alimenter quelques belles campagnes de communication dans les prochains mois visant à se (dé)montrer plus belle que sa rivale…

Les Start-up n’ont pas attendu les mesures gouvernementales….

L’entreprise les gueules cassées revend des fruits et légumes qui n’ont pas trouvé grâce aux yeux des grandes surfaces, victimes de délit de faciès.
Intermarché avait bien mené une action l’an dernier pour proposer des légumes et fruits non conformes aux « calibres » à moindre prix.
Mais la startup a de quoi s’approvisionner en masse et la demande existe. En effet, beaucoup de consommateurs peu regardants à l’aspect et plus à leur porte monnaie, et peut-être aussi parfois engagés dans une chasse aux gâchis y trouvent leur compte.

Le service zéros gachis référence des produits à consommer rapidement, disponibles à proximité, et qui bénéficient par conséquent d’une forte réduction, pouvant aller jusqu’à -70% ! Certains magasins sont partenaires et mettent en avant un rayon spécifique de produits à dates courtes. Une initiative intéressante même si à l’heure actuelle, seulement 48 magasins en France sont devenus partenaires. Un coup de visibilité ne peut faire que du bien 😉

Autre service cette fois ci destiné aux professionnels, mister-collect. Il permet de recycler gratuitement les huiles de friteuses et les bio déchets dans toute la France.

Il existe une myriade de start-up dans cette mouvance, à tel point qu’une proposition circule en ce moment dans les couloirs de l’assemblée pour créer, à l’image de l’Ademe pour l’environnement, une agence dédiée à l’anti-gaspillage.
Une tendance à suivre donc…

Rapport Garrot Gaspillage Alimentaire à télécharger, 1.2 Mb

PlusieurHeader-IZYs enseignes se lancent dans la zappette at home. La dernière en date est chez Chronodrive avec un nouvel objet connecté répondant au doux nom d’Izy. Initalement développée par Hiku, une startup de la Silicon Valley, elle devait mémoriser une liste de courses. Pour pousser la logique à son terme, Hiku a souhaité faire évoluer son dispositif en allant jusqu’à faire les courses à la place du consommateur. Leur premier partenaire est Français, Chronodrive!

 

Ainsi, Izy permet chez sAmazon-Dashoi, via la reconnaissance vocale ou en scannant un code barre, d’ajouter un produit dans son panier en ligne. Ce n’est pas sans rappeler la scanette connectée d’Amazon Dash qui de la même façon permet d’ajouter des produits à son panier. En revanche, cette dernière est disponible uniquement outre Atlantique et sur invitation seulement.

 

Il s’agit donc d’une première en France!
A 29.90€, vous aurez un objet connecté rond, blanc toujours sous la main car on peut l’aimanter à son frigo et qui vous permettra de faire vos courses en un rien de temps.
Facile à connecter, il suffit d’enregistrer la scanette sur son compte client Chronodrive depuis son smartphone ou sa tablette. Une fois appairée, il suffit d’une connexion wifi pour ajouter des produits à sa liste.
On pourra regretter que l’objet connecté ne dispose pas d’écran. Il est donc nécessaire d’ouvrir l’application mobile de Chronodrive pour vérifier que le produit soit bien ajouté en liste.
Bon point, Izy dispose d’une autonomie de deux mois sur la base d’une utilisation quotidienne.

Voyons à présent comment se passe plus en détail l’ajout de produit.

Qu’il s’agisse d’une référence précise via un scan de code barre, ou plus générique comme du pain, de l’eau, du lait…, l’application Chronodrive va systématiquement proposer des articles en fonction des habitudes d’achat du consommateur.
En version test beta auprès de 150 clients depuis un an, Chronodrive annonce 70% des ajouts de produits au panier depuis la saisie vocale.
Sans surprise, le béta test prouve qu’il y a un attrait plus fort à dicter sa liste de courses qu’à scanner des codes barres.
Autre enseignement intéressant, bien qu’il faille peut-être s’en méfier en tant que parents, les enfants des foyers testeurs se sont bien vite appropriés l’objet pour eux aussi ajouter des produits à la liste de courses familiale.

Un fonctionnement qui finalement n’a rien de disruptif tant il est proche de celui de l’Amazon Dash.
Les deux offres ont été lancées en même temps aux États Unis, en 2014.
On ne sait pas qui a eu l’idée en premier mais la ressemblance est frappante.

Après la scanette at home, décorez votre maison avec plein de boutons Amazon!

 

729328-tripledash0.jpgUne extension beaucoup plus marketing cette fois, celle d’Amazon Dash Button, depuis le 1er Avril dernier (non, non, aucune allusion d’hilarité halieutique à cela ;)).

Ce sont des boutons customisés à une marque, que l’on aimante un peu partout dans la maison, et qui permet d’ajouter un produit précis du fabricant à son panier Amazon.

Quand d’une simple pression vous aurez passé commande du produit, vous serez immédiatement notifié sur votre smartphone afin de confirmer l’achat du produit.

Amazon souhaite donc placer des boutons partout dans notre intérieur. Pour refaire nos stocks de café, de papier toilette, de pastilles vaisselles… etc, un supermarché à la maison avec plein de couleurs représentant la marque de chacun de vos produits favoris.
Je sais pas vous, mais moi, ça me flippe un peu quand même…
Même si le button permet le fameux achat en un clic déjà inventé par Amazon, question développement durable on n’y est pas du tout!
De plus, nous n’avons aucune connaissance directe de la fluctuation des prix. Il est nécessaire d’aller sur le site ou l’application mobile d’Amazon en connaître le niveau.
L’intrusion lobbyiste et le placement produit sont certes rentables, mais sont-ils acceptables, au sens d’acceptation d’usage par le consommateur.
On a un peu de mal à y croire sur les produits d’une liste de courses classique.

En  revanche, pour des achats de consommables où l’on est pour le coup déjà plus ou moins captif de la marque (cartouches d’encre pour une imprimante…), Amazon voit certainement dans le Dash Button un bon potentiel de captation des ventes via des appareils intelligents.
Whirpool sortira d’ailleurs cet automne le 1er objet connecté dans l’électroménager gérant automatiquement ses stocks de consommable.

Bref, si Amazon Dash nous paraît aujourd’hui plus pertinent que son extension button, les prochains mois révéleront certainement de nouveaux usages qui mettront à la une cet objet connecté.

MaquillageAprès les foires aux vins, la rentrée des classes, le temps fort de la période mars-avril, depuis quelques années est l’opération beauté.

Elle rencontre de plus en plus de succès. Les Category Manager Hygiène et Beauté la préparent bien à l’avance car elle augmente la part de marché d’une enseigne en moyenne de 30%.

Pour Intermarché, l’opération Beauté est le troisième événement le plus important de l’année, juste avant les chocolats de Noël et en pôle position la foire aux vins.

Côté industriels,  l’attention est aussi dirigée vers cet événement. L’Oréal Paris annonce que 8 à 10% des ventes annuelles hygiène beauté du fabricant sont réalisées durant cette période.  Cet industriel a fait une étude comparée d’opérations promos sur ses produits et a constaté que les opérations dédiées beauté donnaient des résultats en moyenne 50% supérieur aux opérations promos classiques, tous rayons confondus. Pour Beiersdorf, les huit semaines de l’opération beauté représentent 50% des volumes de ventes promotionnelles de la marque.

L’opération monte donc en puissance au fil des ans car les enseignes y mettent les moyens. Dans leurs magasins, elles mobilisent d’avantage d’espaces et les promos sont très agressives, donc attractives pour le consommateur.

Un deal gagnant entre industriels et distributeurs qui ont rapidement vu (€) au fil des années l’intérêt qu’ils avaient à renforcer cette opération.

Pourquoi un tel succès ?
Globalement les produits de beauté et de maquillage sont plus onéreux que l’alimentaire.
Ils restent aussi plus réfléchis, un peu moins impulsifs (tant que ce n’est pas ma fille qui les fait ;)).
En affichant des -50%, les consommateurs profitent de ce moment pour refaire leurs stocks étant donné la faible périssabilité des produits.

Enfin l’événement promotionnel se joue sur une période de deux mois. Ce qui permet d’éviter de trop se concurrencer entre enseignes.
Le but est aussi pour les distributeurs de fidéliser leurs clients et pour les marques de faire découvrir de nouveaux produits et d’asseoir leurs images. C’est aussi pour cela que souvent, les consommateurs bénéficient de la promo s’ils sont détenteurs d’une carte de fidélité.

Alors Mesdames, Messieurs, profitez pour vous refaire une beauté en ce nouvel horizon printanier.