De nouvelles mesures pour le vin, la viande et la charcuterie

De nouvelles mesures pour le vin, la viande et la charcuterie

Vin CharcuterieQue se passe-t-il en matière de réglementation sur les produits de grande consommation ?

On vous fait un brief des dernières lois qui sont dans les tuyaux.

Concernant les viandes, le parlement européen souhaite rendre obligatoire la mention origine sur les produits élaborés. Effectivement avec l’affaire de la viande de cheval, relancée fin avril avec le démantèlement d’un réseau de trafic de viande de cheval impropre à la consommation, beaucoup d’acteurs voient cette réglementation comme nécessaire.

Mi février, le parlement a donc encouragé à mentionner la provenance des produits à base de viande dans les aliments transformés mais sans pour l’heure rendre la mesure contraignante. La commission européenne est à présent interpellée pour légifèrer en ce sens. Les agriculteurs y sont favorables, mais la fédération des charcutiers et certains pays comme l’Allemagne ou le Danemark s’y opposent. Depuis 2013, les pressions se font de part et d’autres mais pour le moment rien n’a été entériné en matière de produits transformés. Une affaire à suivre …

Depuis le 1er Avril, par contre, l’étiquetage des viandes pré emballées, qu’il s’agisse de cochon, de volaille ou d’ovins-carpins doit obligatoirement indiquer le lieu d’élevage et d’abattage afin assurer une meilleure traçabilité des viandes. Jusqu’à présent seule la viande bovine devait respecter cette traçabilité. Cette nouvelle généralisation adoptée en décembre 2013 est entrée en vigueur voilà tout juste quelques semaines. Les associations de consommateurs et certains élus européens regrettent qu’il n’y ait pas non plus le lieu de naissance de l’animal. Cette demande a été rejetée car jugée trop coûteuse à mettre en place.

Côté boisson, le parlement européen souhaite éclairer les citoyens sur les calories contenues dans une bouteille d’alcool, que ça soit pour le vin, les spiritueux ou les boissons sucrées alcoolisées destinées aux jeunes. Il s’est prononcé en faveur de cette mesure afin de lutter contre l’obésité mais aussi par extension aux beuveries et problèmes d’alcoolisme.

Pour les viticulteurs, l’étiquetage des calories sur le vin leur paraît impossible. Tout d’abord pour une question de coûts et aussi par principe… Ainsi, la CNAOC (Confédération Nationale des producteurs de vins et eaux de vie de vin à Appellations d’Origine Contrôlées) refuse toute inscription sur les bouteilles en expliquant qu’il existe d’autres moyens de faire passer l’information.

Comme le souligne la députée britannique Glenis Willmott qui se prononce en faveur de l’étiquetage, un grand verre de vin contient le même nombre de calories qu’une part de gâteau. Ce qui n’est pas forcément de notoriété publique. La balle est maintenant dans le camp de la commission européenne qui doit présenter un texte d’ici 2016! Gageons qu’il ne soit pas pré-écrit par un quelconque lobbyiste…

Enfin en France, les professionnels de la charcuterie en secteur industriel ou artisanal se sont engagés ce lundi 4 Mai à réduire de 5% la teneur en gras et en sel de leurs produits d’ici 2016. Cet accord a été signé au ministère de l’agriculture avec les différents représentants du métier. En plus de la réduction des lipides et du sodium, ils se sont engagés également à réduire les emballages des entreprises.

Avouez que le tour d’horizon s’imposait 😉