Bio et circuit court ont la côte

Bio et circuit court ont la côte

bioSelon une étude de l’agence bio, 62 % des français consomment des produits bios tous les mois. Il y a 2 ans, c’était seulement 49%.

Cette étude a été réalisée en ligne sur 500 Français interrogés au mois de janvier . 88% ont consommé bio en 2013 au moins occasionnellement (75% en  2013).

Les grandes et moyennes surfaces restent pour 80% des acheteurs bios le 1er lieu d’achats de ces aliments.

Les magasins spécialisés représentent 1/3 des ventes bios et 25% des consommateurs bios les fréquentent. Seul 1/3 des français vont au marché pour acheter du bio. Le drive est anecdotique seul 5% des interrogés l’ont cité.

Selon une autre étude publiée par Xerfi Precepta, le chiffre d’affaires du Bio devrait augmenter entre 3.1% et 11.2% d’ici 2018.

3 projections possibles.
La plus optimiste table sur des consos de plus en plus méfiants envers les industriels de l’agro-alimentaire, et des distributeurs plus à l’écoute des attentes des consommateurs, avec un CA de 7.8 milliard d’euros en 2018, soit 4.2% du marché alimentaire total.
A contrario, le scénario le plus pessimiste envisage un tassement  de cet engouement, d’éventuels scandales à venir, mais un CA cependant en hausse de 3.1% par an, ce qui pourrait représenter 2.9% du marché alimentaire total.

Les français n’ont jamais autant consommé bio et ils sont de plus en plus adeptes des circuits courts, en achetant directement aux producteurs, à la ferme.
Selon une étude du cabinet 3retail and Detail, la vente directe ou circuit court a été multiplié par deux en 5 ans. Chaque année 100 à 200 AMAP voient le jour, et il y a une vraie demande. 86 % des consommateurs disent qu’ils aimeraient pouvoir faire leur courses directement dans un magasin agricole.

Des nouvelles formes de drive apparaissent le drive du circuit court qu’on appelle aussi le drive fermier.
Crée depuis 3 ans, le drive fermier se développe. Il y a en actuellement 60 drives répartis un peu partout en France et leur chiffre va doubler d’ici fin 2015.
Tout y est de saison, local et pour certains produits, ils sont bios.
Le fonctionnement est similaire à un drive de supermarché : on passe commande sur le site, on choisit un créneau horaire, on passe récupérer ses produits frais dans un petit chalet, comme c’est la cas au drive fermier de Cruseilles en Haute Savoie.
L’assurance d’un juste prix entre producteur local et consommateur est une des prérogatives essentielles de ce système.

Le marché est estimé à 10 milliard d’euros. Même si cela fait un peu d’ombre à la grande distri, l’impact reste encore léger, car le marché pèse tout de même 10 fois moins que celui de la grande distri. La concurrence la plus frontale serait finalement davantage issues des coopératives agricoles qui créent de plus en plus des grands magasins vendant exclusivement des produits régionaux.

Hormis l’achat de denrées, beaucoup souhaitent aussi manger bio au restaurant.
63% veulent manger bio dans les snacks.
87% des parents souhaitent que leurs enfants mangent bio dans les cantines scolaires et 73% d’entre eux le souhaitent aussi sur leur lieu de travail.
Pour 9 français sur 10 les produits biologiques sont bons pour la santé et l’environnement, et pour 8 français sur 10, ils sont meilleurs en goût.