Triman nouveau logo de tri

Triman nouveau logo de tri

Logo TrimanUn petit nouveau pointe son nez dans la jungle des logos qui nous disent qu’il faut trier ou recycler ou faire quelque chose de ce genre.
Triman.
Il est apparu dans les bacs depuis le début de l’année.
Initié par l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie depuis 5 ans sur une idée du Grenelle de l’environnement, il avait vocation à s’afficher sur tous les produits grand public recyclables.

Et malgré la pléthore de signalétique, force est de constater que l’idée revêt son lot d’intérêt.
En effet, les logos « recyclage » mentionnés aux packaging ne signifient pas toujours que le produit fasse l’objet d’une consigne de tri.
Ainsi, le logo point vert qui indique que l’entreprise a participé à la taxe éco-emballage pour le bon fonctionnement des centres de tris ne garantit en rien l’aspect recyclable du produit.
Avec Triman, le consommateur voit rapidement si l’emballage est destiné aux déchets ménagers ou s’il doit être mis dans un tri spécifique.
Pourtant, les industriels ont bataillé ferme pour ne pas l’afficher sur leurs produits.
L’UFC que Choisir affirme même que les fabricants ont voulu l’enterrer car au moins 30% de leurs produits ne seraient pas recyclables.
Soutenus par le Medef, ils mettent donc en avant pour principal argument le surcoût engendré par une surimpression ou par l’apposition d’un sticker en attendant un redesign sur les prochains packaging, ce qui se fait somme toute assez régulièrement, surtout pour les grandes marques.

Ce lobbying a eu pour effet que si le logo Triman est effectivement obligatoire depuis le 1er janvier, il ne l’est pour le moment uniquement sur le site internet du fabricant.

Début février, nous sommes donc allés vérifier sur les sites de marques de grands groupes, si les normes d’étiquetage étaient appliquées..
Le groupe Schweppes et Orangina ainsi que la marque Evian ont déjà décliné le logo Triman sur certains de leurs produits.
Mais en règle générale, on a plutôt fait chou blanc…
On peut regretter ce manque de transparence, ou de réactivité, car quand le consommateur ne comprend pas immédiatement le sens de l’étiquetage, il est dissuadé souvent de faire le tri. Et plutôt que de se compliquer l’existence, il jette le tout dans la poubelle déchets ménagers standard.

A noter enfin que les piles et tout ce qui est électronique ne sont pas concernés par Triman. Ces derniers conservent le logo de la poubelle barrée.
Le verre est également épargné, en supposant que la plupart des consommateurs savent déjà qu’il fait partie du tri sélectif, et qu’il n’est, de fait, pas nécessaire d’en remettre une couche.

L’initiative peut donc sembler assez bonne et on peut s’attendre à ce que Triman se généralise avec le temps sur l’ensemble des produits de grande consommation.

En attendant, je vous invite à aller sur le site du SIEED (Syndicat Intercommunal d’Evacuation et d’Elimination des Déchets) qui répertorie les principaux logos du recyclage et leur signification.