Déflation, quels impacts pour les industriels ?

Déflation, quels impacts pour les industriels ?

deflationTous les contextes marquent un peu la panique en ce début d’année. Et la distribution n’y échappe pas.
Entre guerre des prix et contexte déflationniste, les industriels s’inquiètent avec raison.

Depuis un an, la déflation guette la France. Mais qu’est-ce que c’est la déflation ?
La déflation, c’est la baisse généralisée des prix, ce qui, par voie de conséquence, peut engendrer une baisse des revenus.

Même si pour les activités de services ce serait plutôt l’inverse, certains secteurs de la grande distribution comme l’alimentaire, le jouet, l’hygiène et beauté… ont connu une véritable dégringolade des prix.

Pour le moment les salaires n’ont pas suivi en France, et les consommateur peuvent donc encore s’en réjouir, même si notre perception de cette baisse de prix reste assez limitée.

Dans une interview pour le journal Capital, François Xavier Apostolo, vice président en charge des produits de soin chez Unilever explique que l’impact moyen de ces deux facteurs combinés sur les prix des marques nationales est de 2% en 2014. Et de renchérir en annonçant que les 1500 références les plus bataillées ont pour leur part baissé de 7 %.
Comme dans le même temps, les Français n’ont pas plus consommé, difficile pour les industriels de s’y retrouver.

Les entreprises doivent donc trouver les leviers d’actions pour conserver leur équilibre économique : baisser les prix pour préserver ses parts de marchés et couvrir les charges fixes d’exploitation et de main d’oeuvre.
De plus, qui dit baisse des profits dit coupe dans les investissements, et selon Richard Panquiault, Directeur Général de l’Institut de liaison et d’études des industries de consommation (ILEC) c’est un mécanisme alarmant qui touche à présent une grande partie des industries agroalimentaire et DPH.

Le dilemme des industriels se résume ainsi : continuer à baisser leur prix pour rester compétitifs ou monter en gamme pour vendre des produits à plus forte marge, mais avec un effet immédiat sur le porte-monnaie des consommateurs.
C’est le choix opéré par L’ Oréal qui préfère innover quitte à augmenter les prix de ses produits vendus. En 2014, plus de 300 nouveaux produits ont été lancés sur le marché par le géant de la cosmétique.

Reste toutefois une éclaircie, pour autant qu’elle se confirme, dans cette ambiance plutôt incertaine : la baisse massive du cours du pétrole et la parité favorable de l’euro vont impacter à la baisse les coûts de production .

La grande distribution saura t’elle tenir compte de ce contexte global ?
D’évidence, les rapprochements entre centrales d’achats semblent plutôt augurer des négociations commerciales tendues.

Fin du chapitre dans quelques jours…