L'alliance des centrales d'achats de la grande distribution intensifie la pression sur les prix.

L’alliance des centrales d’achats de la grande distribution intensifie la pression sur les prix.

2014 aura été marqué du sceau de l’alliance.
Depuis septembre, trois regroupements d’enseignes ont vu le jour pour les négociations commerciales qui ont lieu chaque année avec les fournisseurs.

Tout d’abord Auchan et Système U.
Puis, en Octobre, Casino et Intermarché.
Et en cette toute fin d’année, Cora/Supermarché Match et Carrefour annoncent la signature d’un accord de coopération à l’achat.

Alliance des centrales d'achat en 2014

Alliance des centrales d’achat en 2014

Ces derniers représenteront environ 25 % de part de marché en France : 20,5% pour Carrefour, 3,3% pour Cora/Supermarché Match et enfin 1,4 % pour Dia, fraîchement racheté par Carrefour.

Cette nouvelle alliance fait de Leclerc le plus petit « acheteur », avec un peu moins de 20 % de parts de marché.
D’où certaines tensions actuelles au sein du groupe qui remobilise ses troupes autour d’une nouvelle campagne de communication agressive sur le positionnement prix.

L’achat groupé concernera uniquement les marques nationales et internationales. Les fournisseurs se retrouveront devant 4 centrales au lieu de 7, ce qui n’est pas pour les réjouir.
Dans le même temps, les distributeurs cherchent manifestement à atténuer un possible revers d’image auprès des consommateurs. Cora et Carrefour ont donc décidé de limiter leur regroupement aux négociations avec les grandes marques.
Ainsi, pour l’alimentaire, Nestlé, Danone ou Coca Cola seront concernés.
Pour le non-al, L’Oréal, Procter & Gamble ou encore Unilever.

En effet, la bataille des prix entre distributeurs se concentrent sur ces marques (inter)nationales qui font leur propre « image prix » perçue par les consommateurs.

Ces nouvelles alliances dans l’achat de marchandises ont donc pour but principal l’obtention de meilleurs prix d’achat auprès de ces fournisseurs stratégiques.
Ceci renforce l’idée que les distributeurs maintiendraient la pression sur les prix.
Ils n’ont donc d’autre objectif que de rester compétitifs face aux autres regroupements.
Car tous, et c’est heureux, restent concurrents sur le terrain des ventes.