Quoi de n'oeuf, docteur ?

Quoi de n’oeuf, docteur ?

La France est le 1er pays producteur d’œufs en Europe.
Un logo tout beau, tout « n’oeuf », vient même de voir le jour pour valoriser l’origine, le savoir-faire et l’engagement en faveur du bien-être des poules pondeuses française.

Et c’est bien là que le bât blesse…

En effet, Une directive européenne sur le bien-être des poules d’élevage a été rendue obligatoire le 1er janvier 2012.
Et la mise en conformité des élevages prend du temps. Tous les producteurs ne sont pas prêts. Cela entraîne une baisse de 10 % de la production d’œufs, ce qui inquiète l’industrie agroalimentaire.

Car ces retards génèrent une pénurie, et par voie de conséquence, les prix s’envolent, pauvres volatiles…

Résultats :
10% de moins d’œufs produits,
75% de hausse du prix sur le marché européen !

Un déséquilibre qui touche de nombreuses entreprises qui utilisent cette fameuse poudre d’œuf dans l’élaboration de leurs recettes.
Et cette situation pourrait bien durer toute l’année 2012…

Des mesures transitoires d’exception sont donc réclamées aujourd’hui par ces industriels pour atténuer l’impact économique… au consommateur.

Et le consommateur dans tout ça ?
Sera t-il encore une fois encore victime de sa schizophrénie chronique qui peut le tirailler entre qualité et bien-être animal versus prix du produit final ?
Pas impossible !
Car cette pénurie n’impactera que les usages industriels qui en sont faits : des pâtes fraîches ou sèches aux biscuits, goûters et autres sorbets… des produits manufacturés en somme !

Alors que nous devrions pouvoir continuer de gober nos bons œufs de ferme en rentrant le samedi midi du marché.

Décidément, il n’est pas simple de faire une omelette sans casser des œufs…;)