Où est l'économie dans tout ça ?

Où est l’économie dans tout ça ?

Le JT de 13h de France 2 de cette veille de weekend Pascal nous a réservé une belle surprise.
Une directive européenne devant prendre effet le 11 avril signe la fin des emballages standards.
Ce que cela signifie ? Et bien tout simplement que les industriels joueront sur le poids pour ne pas augmenter les prix.
En d’autres termes, nous continuerons à payer autant pour utiliser moins.
Et on cherche vraiment à nous faire avaler que les prix n’augmentent pas… Que l’on s’occupe de raviver notre pouvoir d’achat ?
Quand dans le même JT on apprend que Mme Lagarde annonce une baisse de 2.5% à 1.75% du taux du livret A…

Mais revenons à notre préoccupation première, voilà qui signe tout bonnement la fin des formats standards. Exit la fameuse plaquette de beurre de 250g, le bidon de lessive de 3l…
Et que dire de nos fameux lessiviers qui se jouent déjà des termes de la loi devançant la date du 11 avril pour proposer des contenus de 2.970l en conditionnements de 3l inchangés, et des paquets de poudres de 2.430kg, 1.836kg, 2.160kg…
Quel bonheur pour le fervent adepte de la standardisation que mon métier me pousse à prôner comme étant la seule alternative économiquement sensée…

Le grammage de tous les produits pré-emballés devient donc de fait libre et au bon vouloir des industriels qui osent arguer de quantités mieux adaptées à la demande.
Si vous imaginiez le peu de cas que ces derniers font de la connaissance de la demande de leur marché et ne sont concentrés que sur leurs ventes réelles bien souvent boostées par des promotions plus ou moins favorables pour le consommateur…

« De nombreux consommateurs nous ont alertés au cours des derniers mois sur ce phénomène plutôt déconcertant. «Dans mon hypermarché Auchan, je constate qu’il est moins cher d’acheter deux paquets de céréales Special K de 375 g (5,73 € le kilo) qu’un paquet de 600 g (6,50 € le kilo)», nous écrit, par exemple, une lectrice du Val-d’Oise.
Un phénomène loin d’être anecdotique

Même constat pour les céréales Lion de Nestlé, trouvées à 5,23 € le kilo en «format éco» et à 5,18 € en boîte classique. Le consommateur a de quoi se sentir floué, d’autant que le phénomène est loin d’être anecdotique. Nous avons relevé dans un Carrefour et un Leclerc de la région parisienne les prix d’une dizaine d’articles du petit déjeuner fréquemment signalés par nos lecteurs. Verdict : à quelques exceptions près, tous les produits étaient plus chers en grand format.

Du côté des fabricants, on jure appliquer des tarifs moins élevés sur les grands formats. «Le prix de vente est de la responsabilité des distributeurs», affirment-ils en chœur. »

source : 60 millions de consommateurs – 25 mars 2009 – Des formats éco qui ne le sont pas

Ne doutons pas une seule seconde que cela ne pourra qu’accentuer le phénomène de défiance de consommateurs en perte totale de repères face aux distributeurs.
Car à propos de repères, même les prix au kg, unique moyen rationnel de comparaison, rencontrent de plus en plus d' »erreurs » d’affichage.

Enfin quid du suivi de son pouvoir d’achat si l’on privilégie le petit commerce, le commerce de proximité?
En voulant bien faire, on se rend dans des points de ventes de moins de 120m² qui sont dispensés de cette obligation d’information !!!

Mais jusqu’à quand va t’on vouloir nous faire prendre nos vessies pour des lanternes et nous presser comme des vaches à lait ?